Souvent quand on parle voyage, on évoque les superbes paysages qui ont émerveillés nos yeux, les senteurs de la cuisine locale qui ont émoustillées nos papilles ou encore les rencontres avec les locaux, et tous ces échanges privilégiés qui nous ont permis de vivre une expérience unique.

On aborde moins souvent les sons qui ont saisi nos oreilles, comme les chants d’oiseaux inconnus, les intonations improbables de certains langages, les éclats de rires ou surtout les douces mélodies des musiques traditionnelles entendues au détour d’une ruelle animée.

Et pourtant la Musique est une porte ouverte sur nos émotions, capable de nous faire voyager sans même monter dans un avion ou autre moyen de locomotion.

Comme une madeleine de Proust, la Musique a le pouvoir de rappeler à notre mémoire des images, des odeurs, des situations, tous ces moments forts qui marquent un voyage et plus particulièrement une vie.

Parmi mille façons de découvrir le monde, je vous propose dans cet article de partir dans un voyage musical, à travers divers instruments que j’ai ramené de mes différents périples.

Même si je ne suis pas du tout musicienne dans l’âme (je pense chanter aussi bien qu’une pléiade de casseroles accrochées à l’arrière d’une voiture de jeunes mariés et être aussi virtuose qu’un manchot à la guitare…), j’adore découvrir et collectionner tous ces petits engins sonores. Après tout, il n’y a pas besoin d’être musicien pour apprécier la Musique. Alors commençons :

La cuillère québécoise :

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Fête de la musique 5 instruments singuliers pour rythmer vos soirées. (7)

C’est lors d’un séjour dans cette charmante province Canadienne que j’ai découvert ces percussions. En effet, au Québec, l’instrument de musique typique pour accompagner les chants et autres mélodies est une cuillère ou plutôt une paire de cuillère.

Bien sûr ici elles sont fabriquées en bois d’érable mais il est tout à fait possible d’obtenir un résultat similaire avec des cuillères en fer.

Cependant l’avantage majeur de la version bois est sa conception en une seule pièce et bien sûr sa sonorité unique.

La technique consiste à frapper les cuillères l’une contre l’autre, soit sur le genou, soit sur la paume de main ouverte ou de les faire glisser entre les doigts entrouverts et tendus afin de produire des sons que l’on répète et enchaine à l’infini.

Si vous souhaitez offrir ou rapporter cet objet, je vous conseille les cuillères Caron-l’Ecuyer. Cet artisan ébéniste fabrique ses cuillères avec passion et tradition depuis 1985.

La guimbarde cambodgienne (Angkuoch en khmer) :

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Fête de la musique 5 instruments singuliers pour rythmer vos soirées. (4)

Durant ma visite des temples d’Angkor, j’ai fait la rencontre d’un enfant qui jouait (et vendait !) cet instrument traditionnel. Alors bien sûr la guimbarde je connaissais, mais ce qui m’a frappé avec cet instrument, c’est la réalisation ultra minutieuse de cette version en bambou, entièrement réalisé à la main.

La guimbarde est réputée pour être l’un des instruments de musique les plus anciens au monde. On la retrouve sous différentes formes sur tous les continents.

Pour produire un son, il faut faire vibrer la lamelle avec le doigt et utiliser la bouche comme caisse de résonance. il est possible de modifier le son en bougeant la langue, les lèvres ou les joues.

Le sifflet à nez :

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Fête de la musique 5 instruments singuliers pour rythmer vos soirées. (4)

C’est lors d’une soirée en bord de plage que j’ai découvert pour la première cet instrument atypique voir paradoxal. En effet, à l’inverse du sifflet traditionnel, avec lequel on utilise sa bouche pour souffler et ainsi émettre un son, il faut ici utiliser son nez pour ventiler la machine…!

Cet instrument serait originaire d’Amazonie, où les populations locales l’utilisaient comme appeau pour capturer des oiseaux mais aussi comme moyen de communication.

Autant vous prévenir, votre première tentative sera probablement un échec….!

Ne siffle pas du nez qui veut et une dose de persévérance est nécessaire pour dompter l’engin !

Mais une fois la technique comprise, les possibilités n’auront de limite que votre imagination.

Pour jouer, caler le bas du sifflet dans le creux de votre menton et appliquer l’instrument contre votre nez (l’arrondi intérieur est censé s’adapter à votre morphologie). Souffler l’air avec votre nez et moduler les notes avec votre bouche, en effectuant différents mouvements.

Vous l’aurez compris, on ne prête pas son sifflet à nez à tout le monde  et surtout pas en période de grippe…!!

Les n’sakara :

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Fête de la musique 5 instruments singuliers pour rythmer vos soirées. (3)

Ces petites boules, sorte de maracas africains, ont rythmées les soirées autour du feu lors de mon séjour au Togo.

Fabriquées dans des graines remplies d’autres graines…. et reliées par un lacet elles accompagnent les gestes lors de rythmes endiablées.

Elles se tiennent à la main ou au poignet.

Elles sont également utilisées comme jeu, le but étant de choquer les boules entre elles après que la ficelle soit passée d’un côté et de l’autre de la main.

Pour ce faire, placer une boule entre l’index et le majeur à l’intérieur de la paume et laisser pendre la seconde de l’autre côté de la main. Avec un mouvement de poignet vers l’avant, faire basculer la deuxième boule pour qu’elle entrechoque la première (toujours calée près de l’index). Opérer ensuite le mouvement inverse pour effectuer le retour et ainsi de suite.

Un petit entraînement est nécessaire pour maîtriser la technique.

L’ocarina :

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C’est une petite flûte de forme ovale perforée de 8 trous.

Il semblerait que cet instrument ait plusieurs origines connues, en Afrique, en Chine et en Amérique latine, chaque culture ayant son matériau propre (bois, porcelaine et terre cuite) pour l’instrument.

L’ocarina doit son nom à un mot italien signifiant « petite oie » à cause de sa forme qui ferait penser à un œuf d’oie étiré.

Comme une flûte traditionnelle, la technique consiste à souffler par l’embout afin de produire les sons en bouchant les autres trous ou non.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une excellente Fête de la musique 2017 et pour ceux qui voudraient voyager en musique SANS BOUGER de leur canapé, je vous encourage à visiter le site Playing for Change. Ce projet met en scène des musiciens des quatre coins du monde sur des musiques connues de tous.

C’est sur cette note que se termine cette pérégrination acoustique… j’espère vous avoir fait voyager à travers ces quelques lignes et n’hésitez pas à me faire partager vos expériences ici ou sur les réseaux sociaux.

 

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