Ca y est votre sac est bouclé, vous avez la carte d’embarquement en main ? Vous êtes prêt à découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles cultures, de nouveaux gens.

Et bien de ce côté-là vous allez être servi car, avec votre gros sac à dos et votre mine pâlichonne, les autochtones vont vous repérer de loin…. Et vous savez se qu’ils vont se dire ?

Les affaires reprennent, voilà un beau « pigeon » voyageur !

Rassurez-vous rien de péjoratif dans cet article juste une petite illustration de quelques situations que mon copain et moi avons vécu en Asie.

Comment être un voyageur futé dans un monde de touristes naïfs (2)

Les Conseils :

C’est ainsi que, dès votre arrivée dans des villes plus ou moins grandes, dès le premier orteil posé sur la voie publique, le balai des tuk-tuk commence : « eh toi ? Tuk tuk ? Tuk tuk ? Taxi ? » Malgré un NON poli, le temps de toucher terre, la conversation continue « vous voulez un endroit pour dormir ? Car j’ai un cousin (un frère, un oncle, un ami…. ) qui a une chambre PAS CHERE». Vous : «non ça va merci…» Lui : «alors vous avez faim ? Car j ai un cousin (un frère, un oncle, un ami…. ) qui a un restaurant PAS CHER». Vous : «non merci, il est 15h, on a pas faim…» Lui : «vous voulez visiter ? Je connais un endroit pas de touristes, PAS CHER je peux vous conduire». Vous : «non MERCI, on veut juste se poser un peu, le temps d’arriver quoi ! » Lui : «Ok, sinon demain ? Je vous laisse ma carte ! » Et l’histoire se répète quelques mètres  plus loin, encore et encore…

Alors cela peut paraître fatiguant à la longue. Et certains jours cela le sera. Mais il faut bien être conscient que c’est le jeu, car après tout, vous avez les moyens (même réduits) de partir en vacances chez eux, ce qui n’est pas forcément, voir pas du tout leur cas. Alors le porte-monnaie et bien c’est vous !

Bonne nouvelle, il y a quand même des techniques qui vous permettront de contourner, un peu, les potentielles arnaques ou surcoûts auxquels vous serez confrontés et je vais vous les expliquer.

Comment être un voyageur futé dans un monde de touristes naïfs

 

  • Tout d’abord, négociez les prix en particulier pour les tuk-tuk et les hébergements. On vous demande 700 baths pour une chambre ? Proposez 250. Forcément on vous dira non, mais à partir de là, vous monterez le prix progressivement et vous aurez votre chambre pour 350/400 baths. Et si votre interlocuteur n’est pas très conciliant, négociez des services en compensation (la clim ou le petit déjeuner inclus dans le tarif).
  • Ne confiez JAMAIS votre passeport à un hôtelier, pour n’importe quel motif que ce soit, même si l’on vous dit, à raison, que l’on doit déclarer votre présence à l’immigration. Fournissez des photocopies. Bizarrement ce genre de documents précieux ont tendance à disparaître puis réapparaître contre de l’argent ! (vécu au Vietnam).
  • Pour les tuk-tuk payez toujours en FIN de course et préparez à l’avance votre argent pour ne pas ouvrir votre bourse, pleine de petites coupures, sous le nez de votre chauffeur.. Exception faite pour les grandes distances ou si vous louez un véhicule à la journée, pour la visite des temples d’Angkor par exemple. Dans ce cas, donnez une partie de la somme avant et le reste quand le deal est respecté.
  • Soyez toujours vigilant à la monnaie que l’on vous rend par rapport à la somme que vous avez versé… les erreurs sont fréquentes et rarement en votre faveur !
  • Visitez les supermarchés et les petits commerces! Et oui, déjà cela vous fera une bonne immersion dans la culture locale, et en plus, les prix étant affichés, cela vous donnera un ordre d’idée du coût REEL de la vie. C’est comme ça que mon copain et moi débutions nos périples :

1-trouver une chambre

2-aller faire des courses !

Comment être un voyageur futé dans un monde de touristes naïfs (4)

Pour finir :

  • Dites vous bien aussi qu’une offre trop alléchante est probablement une arnaque, que lorsque vous prendrez certaines personnes en photo, comme les cueilleuses de thé ou d’autres travailleurs « typiques », on vous demandera probablement de l’argent et pour cause, les salaires de ces professions sont EXTREMEMENT bas.
  • Partez donc du principe que les choses sont rarement gratuites, même si de belles surprises arrivent. C’est comme ça qu’un jour au Sri Lanka, lors d’une ballade en bord de mer, nous sommes tombés sur 2 Sri Lankais, perchés au sommet d’un cocotier, en quête de précieuses noix désaltérantes. Ces derniers nous proposent le breuvage, alors nous on leur dit : «ok, mais c’est combien ?» Contre toute attente, les 2 compères nous disent qu’ils ne veulent pas d’argent juste partager un moment. C’est ainsi qu’ils sont restés avec nous, le temps d’un snorkeling improvisé.
  • Pour finir, intéressez vous à vos interlocuteurs, ça vous rendra plus « humain » et cela pourra créer de belles rencontres ou de belles découvertes touristiques. Car les locaux connaissent les bons coins !

Voilà, il ne reste plus qu’a vous souhaiter bon vol… amis pigeons !

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